LA CONSTELLATION DU CAPRICORNE
music_note Spectacles / Concert
person EmBaroquement - Festival Harmonia Sacra
event
Date
29 mai 2027, 16:00
event_availableAjouter au calendrier
payments
Prix
Gratuit
place
Lieu
Église Saint-Antoine, Place Albert Manard, 59243 QUAROUBLE
open_in_newÀ PROPOS
ENSEMBLE SAINT-HONORÉ Carissimi et Schütz ne tarissaient pas d’éloges à son propos : Samuel Capricornus (1628-1665) est doté d’un talent exceptionnel mêlant expressivité italienne, profondeur luthérienne et inventivité de la jeunesse. Mises en dialogue avec les compositeurs de son temps, les œuvres sacrées de ce programme rendent une juste place au « Capricorne » et révèlent une facette méconnue du baroque allemand. Si le nom de Samuel Capricornus (1628-1665) n’est pas encore familier du grand public, ce n’est pas par manque de talent ni de reconnaissance par ses pairs. En effet, les grands maîtres tels que Giacomo Carissimi et Heinrich Schütz ne tarissaient pas d’éloges à son propos ; Sébastien de Brossard écrivit d’ailleurs de lui qu’il était “l’un des plus habiles hommes de l’Europe”. Ce n’est pas non plus par manque de diffusion de sa musique : on en retrouve les traces de Lübeck à Oxford, d’Uppsala à Paris, de Cracovie à Strasbourg, ce qui est l’une des raisons qui pousse P. Walker à affirmer que “l’on ne peut saisir pleinement l’évolution de la musique sacrée allemande entre Schütz et Bach sans s’être familiarisé avec les oeuvres de Capricornus”. À cela, on pourrait ajouter que ce compositeur, qui à bien des égards ressemble à un “Charpentier allemand”, est tout aussi essentiel pour comprendre la réception du style italien au nord des Alpes. Outre une production musicale considérable pour un homme qui ne vécut que 37 ans, Samuel Capricornus nous a laissé une correspondance épistolaire fournie. Dans celle-ci, il nomme même ceux qui lui servirent de modèle : Carissimi, Schütz, Rovetta, Valentini etc. et révèle par là son amour de la musique moderne en provenance d’Italie. C’est donc autour de Capricornus et de sa constellation de modèles avoués que nous avons voulu construire ce programme. Celui-ci sera l’occasion d’explorer une facette encore méconnue du baroque allemand, et de son évolution notamment au contact de la musique italienne de la même époque. Pour cela, notre intérêt s’est porté sur ce compositeur italianophile au talent exceptionnel mêlant expressivité italienne, profondeur luthérienne, et inventivité de la jeunesse. Nous avons choisi pour ce programme une formation composée de trois voix (alto, ténor et basse), de deux instruments de dessus (cornet à bouquin et violon) et d’un continuo. Cette instrumentation, qui a connu une certaine popularité au milieu du XVIIe siècle en Allemagne et en Italie, nous ouvre, de par son originalité, tout un répertoire encore très peu pratiqué et à redécouvrir. Certaines pièces viennent d’ailleurs d’être éditées par nos soins à partir des manuscrits historiques, et n’ont donc très probablement jamais été jouées depuis cette époque. L’alliance des trois voix d’hommes aux instruments aigus crée une palette de tessitures très équilibrée, et offre de grandes possibilités de variation en termes de textures et de couleurs.Notre programme a été conçu, en plus du centrage musical sur Capricornus, autour de deux thématiques principales parmi les compositeurs l’ayant influencé : le Cantique des Cantiques et les Enfers. Trois motets se font écho en montrant comment les trois compositeurs (Monteverdi, Schütz et Rovetta) mettent en musique des textes issus du Cantique des Cantiques et y développent une tension érotique palpable. Avec un effet de clair-obscur, une deuxième partie contrastante met à l'honneur Carissimi dans une forme théâtrale de recitar cantando proche de l’oratorio de chambre, nous conduisant tout droit aux enfers et à la damnation. ENSEMBLE SAINT-HONORE Arnaud Gluck , alto Cyril Escoffier , ténor Jorge Martinez Escutia , basse Marguerite Dehors , violon Clément Gester , cornet à bouquin Sacha Lévy , viole de gambe Valentin Rouget , orgue et clavecin

