ASTREA, UNE VOIX QUE RIEN NE TAIT

Spectacles / Concert

EmBaroquement - Festival Harmonia Sacra

Date
16 mai 2027, 13:00
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Prix
Gratuit
Lieu
Église Saint-Landelin, 25 rue de l'église, 59269 QUERENAING

À PROPOS

BÉA DROZ | CRR DE PARIS La soprano Béa Droz dessine un portrait musical d’Aphra Behn, espionne et dramaturge anglaise dans l’Europe du XVIIe siècle. Entre théâtre et musique, ce programme à la fois intime et engagé fait dialoguer des œuvres de John Dowland, Henry Purcell, Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli et Barbara Strozzi. Un récit rétrospectif dans lequel se rejouent, par fragments, une existence hors du commun. Aphra Behn naît vers 1640 dans l’Angleterre troublée du XVIIe siècle, probablement à Canterbury. Sa jeunesse reste en partie mystérieuse, mais un séjour dans la colonie du Suriname marquera profondément son imagination. Avant de devenir écrivaine, elle mène une vie peu commune : au service du roi Charles II, elle est envoyée comme espionne à Anvers. Dans ses missions, elle signe ses lettres du nom d’« Astrea », pseudonyme qu’elle réutilisera plus tard comme nom de plume — mais cette expérience s’avère aussi ingrate, puisqu’elle en revient sans être correctement rémunérée. Contrainte de gagner sa vie, elle se tourne alors vers l’écriture et devient l’une des premières femmes en Angleterre à vivre de sa plume. À Londres, ses pièces rencontrent le succès, mêlant audace, esprit et regard critique sur la société de son temps. Elle est notamment l’autrice de la pièce Abdelazer, dont la musique sera plus tard composée par Henry Purcell. Son oeuvre la plus célèbre, Oroonoko, publiée en 1688, offre par ailleurs une réflexion saisissante sur l’esclavage et le destin humain. À sa mort en 1689, Aphra Behn laisse derrière elle l’image d’une femme libre et pionnière, qui a bravé les conventions pour s’imposer dans un monde d’hommes, ouvrant la voie à des générations d’écrivaines. Ce projet de concert est né du désir de faire entendre une voix singulière, celle d’Aphra Behn — femme puissante, résiliente et pionnière dans un monde dominé par les hommes. À travers la musique, il s’agit de redonner chair à son parcours exceptionnel, fait d’audace, de luttes et de conquête de liberté. Porté par un ensemble exclusivement féminin (chant, clavecin, viole de gambe), ce programme se veut à la fois intime et engagé. Il fait dialoguer des oeuvres de John Dowland, Henry Purcell, Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli et Barbara Strozzi, afin d’explorer les multiples visages de l’âme baroque : la mélancolie, le désir, la passion, mais aussi la force intérieure et le refus de se soumettre. La chanteuse incarne Aphra Behn elle-même, revisitant sa vie dans un récit rétrospectif, comme une confession à la lueur d’une bougie. Le décor épuré — une table, une chaise, une plume et du parchemin — devient le lieu de la mémoire et de la création, où s’écrivent et se rejouent les fragments d’une existence hors du commun. Entre théâtre et musique, ce concert propose une plongée sensible dans l’intimité d’une femme qui, malgré les obstacles, a su s’imposer, créer et survivre. Une femme qui a écrit pour exister — et dont la voix, aujourd’hui encore, nous rappelle la puissance et la résilience nécessaires pour conquérir sa liberté. Ce concert est une carte blanche donnée à Béa Droz dans le cadre de notre dispositif « Baroque (À)venir ! » en partenariat avec le Département de musique ancienne du CRR de Paris. Distribution Béa Droz , soprano Ayumi Nakagawa , clavecin Noémie Lenhof , viole de gambe

LOCALISATION

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